Brigitte Fossey & Marie Adam - Sainte Thérèse de Lisieux : Correspondance volume 4 (avec sa sœur Pauline, Sœur Agnès de Jésus)

Référence : 699 764-2

Grands Textes de l'Église

Sainte Thérèse de Lisieux

Description :

Ces fameux enregistrements de la correspondance de sainte Thérèse dite par Brigitte Fossey n'étaient pas disponibles depuis des années.

Les voici réédités dans une présentation rénovée.

Le quatrième volume de cette collection est consacré à la correspondance échangée entre sainte Thérèse et sa sœur CélineSœur Agnès de Jésus, interprétée par Marie Adam.

 L'ensemble est bouleversant.

 

Le Carmel de Lisieux a recueilli 266 lettres et billets de Thérèse Martin (45 documents), devenue Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face (221 documents écrits au Carmel de 1888 à 1897). Tout a été publié dans la Correspondance Générale en deux tomes (Cerf-DDB-1972-1973), avec, quand c’était possible, les lettres des correspondants. Une édition intégrale des Lettres de Thérèse, intitulée Une Course de géant, est parue en 1983 (Cerf). « Précieux trésor que ces lettres, complément de son histoire »... écrivait l’Abbé Maurice Bellière à la prieure Mère Marie de Gonzague, le 24 novembre 1898, évoquant les onze autographes que lui avait adressés sa sœur spirituelle à partir du 21 octobre 1896. Ce jugement judicieux peut s’étendre à l’ensemble de la Correspondance, car il ne faut pas oublier que dans les Manuscrits autobiographiques, écrits par obéissance, Sœur Thérèse n’écrit pas sa « vie proprement dite », mais ses « pensées sur les grâces que le Bon Dieu a daigné lui accorder ». (Ms A 3r°). C’est dire que les lettres arrivent souvent à point pour nous révéler l’itinéraire humain et spirituel de « la plus grande Sainte des temps modernes » (Saint Pie X). Elles balisent l’histoire d’une âme, surtout lorsqu’elles s’adressent à sa sœur Céline ou à ses frères spirituels, dont l’Abbé Bellière. On ne peut que regretter la destruction par le Père Pichon de toutes les lettres de sa dirigée qui lui écrivait chaque mois au Canada. Mais, telle qu’elle nous est parvenue, cette correspondance demeure un trésor irremplaçable qui nous introduit en profondeur dans la vie cachée de l'inépuisable Thérèse. Elle sait s’adapter à chacun de ses correspondants. En « écoutant » ces lettres, on approche le mystère de celle qui voulait « rester petite » pour se livrer totalement à l’Amour Miséricordieux et partager sa découverte à ses relations, qui s’étendront, après sa mort, au monde entier.

 

Thérèse Martin a toujours vécu une relation privilégiée avec sa sœur Pauline. Dès sa petite enfance, son aînée de douze ans, elle la considérait comme son « idéal » (Ms A. 4 V°). Après la mort de sa maman - elle avait quatre ans et demi - elle l'a donc choisie comme une seconde maman. Pauline a eu une place privilégiée dans l'éducation de Thérèse, à la fois mère spirituelle et institutrice. Le choc fut d'autant plus brutal pour l'enfant lorsque Pauline entra au Carmel de Lisieux en octobre 1882. Thérèse perdait sa seconde mère. Mais en même temps, Pauline lui fait découvrir le Carmel. En avril 1888, la postulante Thérèse retrouvera Pauline devenue sœur Agnès de Jésus. En février 1893, elle deviendra sa prieure et sera ainsi « deux fois sa Mère »(LT 140). C'est elle qui, sur la suggestion de sœur Marie du Sacré-Cœur (Marie Martin) ordonnera à soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face d'écrire ses souvenirs d'enfance. Dans les derniers mois de la vie de sa jeune sœur, elle notera sur des bouts de papier les propos de la malade qui deviendront les Derniers Entretiens. Et après la mort de Thérèse (30/09/1897), avec l'accord de la prieure Mère Marie de Gonzague, elle publiera l'Histoire d'une âme (1898), texte qui fera le tour du monde, traduit en de nombreuses langues. En 1956,(après la mort de Pauline, 1951), on publiera les textes originaux de Sainte Thérèse sous le titre Manuscrits autobiographiques. La correspondance des deux sœurs s'étend sur dix-neuf ans. Les lettres enfantines montrent l'intense affection de Thérèse envers sa « maman ». Une grande complicité les unit et tout un langage codé, comme on l'aime dans une famille unie. Après la guérison, la « conversion » de Thérèse la nuit de Noël 1886 (elle a quatorze ans) demeure dans le combat pour le Carmel - jusqu'à l'audience pontificale de Rome de novembre 1887 - mais la postulante marchera de plus en plus sur un chemin de solitude et de liberté au point qu'elle ne bénéficiera en rien du priorat de sa sœur. Bien entendu, au Carmel, leur correspondance est très espacée. On remarquera les petits billets de ses retraites de prise d'habit (janvier 1889) et de profession (août 1890) qui expriment ses épreuves intérieures et sa paix profonde. On notera la lettre 140 (20/02/1893) qui salue l'élection de sœur Agnès de Jésus au priorat, d'une sagesse consommée. à la fin de la vie de Thérèse, le rapport est comme inversé : c'est la mourante qui conseille sa « mère ». Les lettres de l'enfant et de l'adolescente montrent Thérèse fragile et dépendante ; celles de la carmélite des dernières années expriment sa maturité et sa charité fraternelle qui s'adaptent au tempérament de sa soeur-mère. Pauline, du vivant de sa jeune soeur, ne pouvait se douter de sa sainteté, ni en mesurer la profondeur. Plus tard, nommée prieure à vie par le Pape Pie XI en 1923, elle dira souvent comme tant d'autres : « Si j'avais su... ». Mais le désir de sa « petite fille » était de « rester cachée » à la ressemblance de « Jésus caché ».

 

Guy GAUCHER évêque auxiliaire de Bayeux et Lisieux


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