Brigitte Fossey - Sainte Thérèse de Lisieux : Correspondance volume 5 (avec sa sœur Marie, Sœur Marie du Sacré-Coeur)

Référence : 699 763-2

Grands Textes de l'Église

Sainte Thérèse de Lisieux

Description :

Ces fameux enregistrements de la correspondance de sainte Thérèse dite par Brigitte Fossey n'étaient pas disponibles depuis des années.

Les voici réédités dans une présentation rénovée.

Le cinquième volume de cette collection est consacré à la correspondance échangée entre sainte Thérèse et sa sœur MarieSœur Marie du Sacré-Coeur, interprétée par Béatrice Corso.

 L'ensemble est bouleversant.

 

Le Carmel de Lisieux a recueilli 266 lettres et billets de Thérèse Martin (45 documents), devenue Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face (221 documents écrits au Carmel de 1888 à 1897). Tout a été publié dans la Correspondance Générale en deux tomes (Cerf-DDB-1972-1973), avec, quand c’était possible, les lettres des correspondants. Une édition intégrale des Lettres de Thérèse, intitulée Une Course de géant, est parue en 1983 (Cerf). « Précieux trésor que ces lettres, complément de son histoire »... écrivait l’Abbé MauriceBellière à la prieure Mère Marie de Gonzague, le 24 novembre 1898, évoquant les onze autographes que lui avait adressés sa sœur spirituelle à partir du 21 octobre 1896. Ce jugement judicieux peut s’étendre à l’ensemble de la Correspondance, car il ne faut pas oublier que dans les Manuscrits autobiographiques, écrits par obéissance, Sœur Thérèse n’écrit pas sa « vie proprement dite », mais ses « pensées sur les grâces que le Bon Dieu a daigné lui accorder ». (Ms A 3r°). C’est dire que les lettres arrivent souvent à point pour nous révéler l’itinéraire humain et spirituel de « la plus grande Sainte des temps modernes » (Saint Pie X). Elles balisent l’histoire d’une âme, surtout lorsqu’elles s’adressent à sa sœur Céline ou à ses frères spirituels, dont l’Abbé Bellière. On ne peut que regretter la destruction par le Père Pichon de toutes les lettres de sa dirigée qui lui écrivait chaque mois au Canada. Mais, telle qu’elle nous est parvenue, cette correspondance demeure un trésor irremplaçable qui nous introduit en profondeur dans la vie cachée de l'inépuisable Thérèse. Elle sait s’adapter à chacun de ses correspondants. En « écoutant » ces lettres, on approche le mystère de celle qui voulait « rester petite » pour se livrer totalement à l’Amour Miséricordieux et partager sa découverte à ses relations, qui s’étendront, après sa mort, au monde entier.

 

Cette correspondance de septembre 1896 entre Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus de la Sainte-Face et Sœur Marie du Sacré-Cœur(Marie Martin, sa sœur et marraine) exige quelques explications. Ces lettres de Thérèse ont été (partiellement) intégrées dans le livreHistoire d'une Âme paru en 1898 qui a fait connaître la jeune carmélite de Lisieux dans le monde entier. Beaucoup plus tard en 1956, lorsqu'on revint à la publication des originaux thérésiens, on appela ces lettres le Manuscrit B. En fait, ce Manuscrit B est une correspondance provoquée par Sœur Marie du Sacré-Cœur qui va donner l'occasion à Thérèse d'écrire quelques pages parmi les plus belles de la littérature chrétienne. Afin de mieux en profiter à l'audition, il peut être utile de retracer brièvement l'histoire de cet échange de lettres qui s'est fait en l'espace de quatre jours.

1. Le 13 septembre 1896, Sœur Marie du Sacré-Cœur, avec l'accord de la prieure, sollicite sa filleule qui va entrer en retraite privée, comme chaque année à la même époque : qu'elle lui écrive quelques réflexions sur « sa petite doctrine » enseignée à ses novices et dont elle parle quelquefois.

2.   Sœur Thérèse répond par deux lettres : - une adressée à sa sœur (première partie du Manuscrit B, Ir°-v°). - une adressée à Jésus (seconde partie du Manuscrit B 2r°-5v°). Mais la date pose une question : 8 septembre 1896. On a d'abord cru que Thérèse l'avait anti-datée pour la faire coïncider avec le sixième anniversaire de sa Profession religieuse (8 septembre 1890). Mais cette entorse à la vérité n'était pas dans ses habitudes. Le Père Conrad De Meester a résolu la question. Thérèse a bien écrit sa lettre à Jésus le 8 septembre 1896, sans doute après une conversation précédente avec sa sœur Marie, dans un grand élan d'amour reconnaissant envers Jésus, pour l'anniversaire de sa profession. Devant la requête de sa sœur, elle a simplement glissé sa Lettre à Jésus dans sa réponse.

3.  Sœur Marie du Sacré-Cœur, le 17 septembre, va remercier Thérèse du « trésor » reçu, tout en exprimant des objections : une aussi belle « doctrine » n'est pas pour elle car elle n'éprouve pas de tels désirs.

4.  Thérèse, le soir même, va répondre fermement à ces objections, nous livrant ainsi un complément capital sur la voie de l'enfance spirituelle, expliquant particulièrement ce qu'elle a de difficile.5 À ces explications historiques, nécessairement un peu techniques, il faut ajouter de brèves remarques sur le passage capital de ces textes : La Lettre à Jésus. Thérèse commence par raconter le rêve du 10 mai 1896 qui a été un rayon de lumière dans la nuit de la foi dans laquelle elle est plongée depuis Pâques. Elle cherche comment combler les désirs qui la font souffrir à l'oraison concernant sa vocation. Grâce à un passage de Saint Paul, elle va enfin trouver sa place, au cœur de l'église. La parabole du « petit oiseau », malgré sa forme enfantine (on compte trente-six fois le mot « petit »), décrit précisément la vie quotidienne de Thérèse, faible et imparfaite, dormant parfois à l'oraison, mais persévérant dans la Foi, l'Espérance et l'Amour. Le but de sa vie demeure de participer à l'éternel foyer consumant de la Vie trinitaire, vers lequel l'Aigle (Jésus) va introduire le petit oiseau (Thérèse). Charte de la petite voie (Conrad de Meester), ces lettres demeurent une des expressions de l'amour les plus fortes jamais écrites par une femme passionnée par Dieu « Dans le Cœur de l'église, ma Mère, je serai l'Amour... » Cette phrase a suscité d'innombrables vocations ecclésiales de toutes sortes à travers le monde depuis plus de cent ans. Elle exprime le secret le plus profond du cœur humain assoiffé d'absolu, que rien ne peut combler, sinon la rencontre éblouie de Jésus le Christ, Sauveur du Monde.

Guy Gaucher évêque auxiliaire de Bayeux et Lisieux.


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